25 avril 2019 : Marche pacifique contre la pénurie de gaz

C’est par un communiqué de presse signé par son président DINGAMNAYAL Nely Versinis le 15 avril 2019, puis un point de presse tenu trois jours plus tard que le Collectif Tchadien Contre la Vie Chère (CTVC) en collaboration avec d’autres associations œuvrant dans le domaine de défenses des droits humains et les artistes lancent une journée de protestation contre la pénurie de gaz butane ce 25 avril 2019.

C’est depuis deux mois et demi que le Tchad fait face à une pénurie de gaz butane créant ainsi des désolations dans les ménages. C’est de longues files indiennes qui se dressent sous un soleil de plomb devant les points de ravitaillement de gaz ! Les photos de ce que l’on pourrait appeler de drame circulent sur le net. C’est des femmes, hommes et enfants en pleur que l’on voit tous les jours dans la capitale tchadienne. L’utilisation de charbon est interdite au Tchad ces dernières années, et donc il impossible de cuire un aliment. Certaines personnes sont obligées d’utiliser la bouse de vache et ou les fruits de palmier doum pour combustibles. Là encore en trouver est une bataille… « Face à cette situation, l’heure est à la mobilisation et sensibilisation afin de mener des actions concrètes et pacifiques pour exiger de nos autorités le droit à l’alimentation.  A cet effet, un délai de 03 jours est encore concédé au gouvernement afin de trouver une solution à cette pénurie de gaz. Passé ce délai, des actions de protestation d’envergure seront déclenchées jusqu’à la satisfaction totale des revendications légitimes des populations qui ne demandent que juste un peu de feu pour faire cuire ce qui leur tient lieu d’aliments. » souligne le communiqué du 15 avril. Comme toujours, le gouvernement tchadien brille par son incapacité de trouver des solutions idoines à des problèmes de société se meurt dans un silence total, sinon des sorties médiatiques à distraire la population. C’est ainsi que le Collectif contre la Vie Chère et les autres associations de la société civile ont décidé de se faire entendre à travers une marche pacifique et non violente, comme le dit la constitution tchadienne. Cette marche concerne tout le monde, enfants, jeunes, femmes, hommes, vieillards, religieux, politiciens, syndicalistes, magistrats, défenseurs des Droits de l’Homme, avocats, huissiers de justice, notaires, activistes, chômeurs, retraités, élèves, étudiants, journalistes, policiers, gendarmes, gardes nomades, gardes municipaux, commerçants, taximen, clandomen et surtout les femmes ménagères en pâtissent. Il est question de la survie de nos familles respectives.

25 Avril

En dépit de la constitution qui permet aux citoyens de se prononcer sur les questions de société, de mener de marches pacifiques et non violentes, le gouvernement tchadien est connu par la violence. La police qui doit en principe protéger et ou cadrer des marches pacifiques reçoit toujours l’ordre des hautes autorités de réprimer les manifestants. Pourtant, les marches pacifiques et non violentes font partie intégrante du jeu démocratique dans les sociétés actuelles.

                                                                                                                                     Deuh’b Zyzou

L’arme du crime : « proche de Valsero »

La scène se passait à Yaoundé au Cameroun, BELIBI ALAIN est l’un des plus grands ingénieurs de son dans son Cameroun natal. Son métier l’amène à collaborer avec celui qu’on appel Valsero, rappeur et activiste camerounais, un contre pouvoir farouche de Paul Biya. Ayant appris l’arrestation du rappeur et activiste engagé Valsero le 26 janvier 2019 à Yaoundé, il quittera son domicile pour le commissariat afin de s’enquérir de la situation. Belibi Alain qui travaille, sinon collabore avec l’artiste Valsero pendant des années et aussi avec lequel il a effectué de nombreux voyages dont le dernier en date était à la Coupe d’Afrique de Slam organisée à N’Djamena au Tchad. Il a en effet initié plusieurs projets de conscientisation et de sensibilisation de la jeunesse camerounaise et africaine auprès de Valsero. ALAIN, connu aussi sous le nom de FAUCON sera reconnu par les éléments du commissariat comme « Proche de Valsero ».  Et donc prit ‘l’arme à la main ». L’homme ne rentrera plus chez lui ce-jour là. Il est considérer sur des bases arbitraires comme dangereux. Son transfert à la prison de KODENGUI ne se fait plus attendre. Il rejoint ainsi plusieurs autres de se camarades arrêtés.

Faucon

NGONO BELIBI ALAIN alias FAUCON écope de 12 mois de prison ferme pour avoir été « proche de Valsero ».

C’est cas est un exemple type d’une Afrique de plus en plus en recul vis-à-vis du rendez-vous de l’histoire. Restreindre la liberté d’expression et de manifester au peuple d’Afrique est une méthode qui a longtemps été utilisée afin de gouverner de manière aussi facile que longtemps mais surtout par la peur. Mais aujourd’hui il faut reconnaître qu’il y’a des velléités de changements, qu’on le veille ou non. Plus on prive la population de sa liberté, plus on le rend fort. Le vent du changement souffle et rien ne pourra l’arrêter.

« Arrêter de vous prosterner devant les images des héros du temps passé et soyez les héros de votre temps. »

Quand je suis venu, j’avais écrit sur mon papier, que je parlerai de la crise anglophone et que je m’attarderai à un moment sur l’immigration irrégulière en Afrique. Mais je viens du Cameroun et j’ai la lourde charge de représenter non pas seulement mon organisation Our Destiny, mais Jeunes et Forts également. C’est du deux en un, je dois vraiment faire attention. Quand je suis rentré au Cameroun, j’étais en train de me dire que c’est comme si tu avais un patient qui a le cancer en phase terminale et tu décides de l’amener dans un centre de santé de la brousse. Parce que c’est quand même compliqué la question anglophone. La crise anglophone au Cameroun est un sérieux problème. Mais je doute de la capacité des mouvements citoyens à m’apporter la moindre des réponses. Je peux me plaindre comme les Comores, comme le Congo mais c’est totalement pareil. Donc, permettez qu’on évacue rapidement la place de la plainte et essayons de nous poser la question fondamentale : quelle est la place des mouvements citoyens dans la solution?

Quelle est la place des acteurs des mouvements citoyens dans l’équation solution? On essaie de régler un problème politique mais en étant apolitique. Ça bug un peu non?

On est le seul continent où l’expression «je ne fais pas de politique» existe encore. Il n’y a qu’en Afrique où les gens se sont divisés en disant «eux ils font de la politique c’est des politiciens et nous on est des Zorro et on menace les politiciens».
Cette situation confortable fait qu’à un moment, vous avez atteint la date de péremption les amis! C’est ça le problème. Tous les jours, tout ce qu’on mène comme actions sont des actions politiques, des revendications, du contrôle citoyen. On occupe même l’espace public et politique par notre présence. On est même plus présent que les politiques qu’on appelle politiciens. On est dans la presse, à la radio, à la télé, on a des pages YouTube, des pages Facebook, qui font des millions et des millions de vues, on est partout. Pendant que le maire de Yaoundé n’a pas 10 likes sur son truc à lui. On est devenu un problème la famille. Parce que une fois que vous avez occupé cet espace, et que comme vous aimez bien le dire, vous avez sensibilisé le peuple, éduqué le peuple, et mis le peuple au niveau auquel vous pensez qu’il doit être; vous disparaissez comme des lâches au moment où il faut faire de vrais sacrifices. Le vrai sacrifice, c’est de se mettre au service. C’est de dire OK, ces mecs n’ont pas bien fait le travail, c’est à nous de faire le travail. C’est où leur collège d’éducation politique? Nous c’est dans la rue. C’est ce qu’on fait, on apprend à travailler pour être l’alternative politique.
Les acteurs des mouvements citoyens s’entrainent, même sans s’en rendre compte, à être l’alternative.
Et au dernier moment, les mecs te sortent l’astuce confortable du gars qui vient d’avoir son bon financement : «je ne fais pas de politique». Maintenant qu’il a tout organisé, Zorro a décidé que le Président doit partir.

Il peut aller se coucher tranquille, et au prochain qui va venir, s’il n’est pas content, il ressort la ceinture. Quelle lâcheté les amis! C’est même de la vanité! C’est très vaniteux de se lever et de croire qu’on a ce pouvoir. Je me suis inquiété. Je me suis vraiment inquiété en disant si jamais moi je suis le peuple, chaque fois que je croise Fadel Barro dans la rue, je lui dis je voterai pour toi. Oui, parce que le gars il m’occupe l’espace. Le gars il s’occupe de mon nom, de mon téléphone, de mon eau, mon électricité… et au moment où je dois aller voter, je ne le vois pas comme candidat. Et je bug. Les amis, pour changer l’Afrique, il faut que nous changions. Ici, il a été beaucoup questions de techniques pour lutter longtemps. J’ai écouté un grand professeur hier et il disait qu’il fallait mettre sur pied des mécanismes pour lutter longtemps. Mais, Paul Biya, lui il est au pouvoir depuis 35 ans. Tu veux lutter longtemps? Je te souhaite bonne chance! Si jamais tu as cette force-là, je te souhaite bon courage. Mais comment vous faites pour rester longtemps? Vous faites des compromis! Et plus tu dures longtemps, plus tu fais de compromis et à la fn tu marches dans la rue et on te dit, «Ne marche plus avec les Y’En A Marre ils ont déjà trop l’argent, nous on les soupçonne déjà de collusion». Parce que c’est ce qu’on dit dans votre dos. À force d’être resté tellement confortable dans cette situation de confort et de contestation, les gens se disent que vous vous foutez vraiment de leur gueule. On est un problème la famille. On est un vrai problème! Parce qu’on a peur de faire le travail. Il faut arrêter de dire qu’on ne fait pas de la politique. Les mouvements sociaux, à mon humble avis, je peux me tromper, ne sont pas un mécanisme pour apprendre comment est-ce qu’on fait pour faire partir un dictateur mais c’est une école fondamentale où l’on apprend à être les leaders de l’Afrique de demain.
Vous voulez savoir comment résister? Mais, c’est vous les leaders de demain, c’est vous qui devez être maires, députés ou ministres, c’est vous qui devez-vous mettre devant ces jeunes pour dire : «maintenant, allons construire l’Afrique de demain».
Mais non, vous faites le travail, vous parlez à la jeunesse, vous l’éduquez, vous la sensibilisez et elle croit en vous,
mais au moment de traduire tout ce travail en résultat électoral, zéro, rien, parce que le bâtard de Valsero là il n’ose pas se présenter comme maire. On a un tout petit peu peur et c’est ça le problème, c’est plus facile de faire Zorro que de faire l’idiot de service, le concierge de la maison. Je tenais à partager avec vous cela les amis. Si je me mettais à vous dire qu’il y a la crise anglophone au Cameroun, il y a plein de gens qui sont en train de mourir dans le Congo…ça ne servirait à rien.
Je ne compte pas régler mon problème avec une déclaration. Parce que mon Président lui il se torche avec les déclarations.
D’ailleurs, vous pouvez écrire autant de déclarations que vous voulez mais il faut peut-être arrêter de croire qu’on va tout régler avec une déclaration. Il faut se mettre au taquet les amis. Je vous promets, on ne peut pas faire cette université où chacun vient partager ses stratégies de lutte, pour que nous aussi on apprenne comment lutter longtemps et tout ça, non! Pour moi, il s’agit de voir à quel moment la jeunesse africaine doit être une réelle
alternative humaine. Mais les mecs je vois vos CV : «J’étais en séminaire à Paris puis la suivante à Bruxelles…» mais vous êtes devenus plus dangereux que les autres politiciens. On me dit «si Valsero veut devenir maire il doit laisser le mouvement de côté. Si Fadel Barro veut devenir préfet il doit d’abord quitter le mouvement, il ne doit même pas amener le mouvement dans ses choses-là». Vous vivez où les mecs? Mais vous vivez où? C’est pour en arriver là? C’est pour cela qu’il fait Y’En A Marre, c’est pour cela qu’il se tape les pieds dans la rue, c’est pour en arriver là?
Si on veut vraiment offrir à l’Afrique quelque chose de nouveau, des gens décolonisés, des gens émancipés, il faudra à tout prix qu’on offre à l’Afrique des dirigeants émancipés.
Et pour cela, il faut qu’on soit prêt à faire nous-même ce sacrifice. Mais si on croit toujours qu’on va attendre le prochain Kabila, il y a un problème. De toute façon, les amis, vous ne faites que de la politique, c’est pour ça que vous êtes dangereux! Vous êtes dangereux parce que vous ne faites que de la politique et tous les jours vous dites que vous ne faites pas de la politique. Je ne sais même pas comment intellectuellement vous réussissez à supporter ça? Comment vous comprenez même ça? Est-ce que ça ne bug pas dans vos têtes? Mais parce que c’est confortable, c’est trop confortable : passeport plein, tu voyages, tu regardes le monde c’est parfait t’as des amis magnifiques, tu peux serrer la main à Khadja Nin, même si tu viens de ton village, il suffit juste que tu sois un lutteur quoi! Nous on a déjà trop lutté pour continuer de construire des lutteurs. Essayons de devenir des bâtisseurs les amis. Soyons la solution. Parce que c’est nous l’Afrique ce n’est pas les murs, l’Afrique c’est ses enfants, c’est le sang qui coule dans ses veines ce n’est pas des slogans. Arrêter de vous prosterner devant les images des héros du temps passé et soyez les héros de votre temps.

Valsero, à l’UPEC de Dakar

Source : site internet de UPEC

Meilleurs artistes musiciens tchadiens

Ceux qui me lisent ont un droit sur moi. Je leur dois fidélité et pour ça, je tiens à m’excuser auprès de mon lectorat de mon silence ces derniers temps sur les réseaux sociaux, pour des raisons personnelles, j’ai arrêté d’écrire, de me prononcer sur l’actualité culturelle de notre pays le Tchad (même si quelques fois Hip-Hop Show time me fait appel). Merci à tous ceux qui m’écrivent en inbox pour me demander d’écrire et ou simplement pour me féliciter, je vous suis gré. Je tiens aussi à encourager les jeunes qui ont et ou qui veulent avoir des regards critiques sur notre culture, il n’y’a que la critique qui peut faire avancer les œuvres d’esprits. Ne vous laissez pas décourager !

L’année 2018 s’il faut le rappeler n’a pas été très étincelante dans la production des œuvres musicales. Cependant, il y’a quand même des évènements qui ont fait bouger les lignes. Mais en réalité, pas une grosse production. Mais avant de développer ma liste, je donne une mention spéciale au jeune rappeur Obie G qui avait gagné haut les mains la compétition N’Djam Hip-Hop en 2018 devant les grands noms comme les N2A, mais qui ne figure malheureusement pas dans ma liste des meilleurs artistes encours. Il reste cependant la figure de proue du rap tchadien.

Pour rappel, je me définis comme un observateur libre et indépendant et mes propos sont subjectifs et n’engagent que moi. Je ne crée pas une roue, je ne suis pas un inventeur. C’est difficile de dire quel artiste est meilleur dans un pays comme le Tchad. Cet exercice doit normalement être fait par des professionnels de l’art, des journalistes culturels, des promoteurs, producteurs…

1- BATON MAGIC

Baton

Le succès de Baton Magic ne date pas seulement de 2018. Ça fait bientôt 3 ou 4 ans que l’homme est resté au sommet de son art au Tchad. En 2017, il avait rempli toutes les salles lors de ses passages dans certaines villes du Tchad, puisque Baton ne s’arrête pas qu’à la capitale N’Djamena. Il va jusqu’au Tchad intérieur comme on le dit souvent. Baton est à ces jours l’artiste tchadien qu’on joue le plus dans les discothèques, dans les bars, les évènements festifs, les radios… Son inspiration est débordante, il ne sort que des tubes. Baton Magic est l’artiste tchadien le plus populaire en ce moment au Tchad. Parlant de ma subjectivité, je reviens ici (moi qui prône l’internet à tout temps) dire que ce n’est pas le nombre des vues sur Youtube qui fait d’un artiste le plus populaire, comme le cas de Baton Magic qui n’est malheureusement pas trop présent sur le net. Le style de musique est quand même exceptionnel. Lorsqu’on écoute Cidson, on sent du ‘’Congo’’, du Fally…mais avec Baton Magic, tout est différent. Le gars, au-delà de chanter la femme, l’amour, il aborde également de problèmes de sociétés. Il se met dans la peau de la population, de son auditoire. Son titre « Resultat » a été un boom au Tchad. C’est avec beaucoup d’humour et de francs parler que l’artiste a lever le voile sur l’une des élections présidentielles la plus contestée dans l’histoire du Tchad, en 2016. Le poète chansonnier Baton Magic est un génie créateur !

2- RAY’S KIM

EDM

C’est bientôt 10 ans que le jeune Ray’s Kim est assis sur le trône du rap tchadien sans partage. La preuve, lors de la dernière édition du Festival N’Djam Vi, il a fait savoir à tous ses détracteurs (l’artiste est trop critiqué ces derniers temps pour ses prises de positions politiques et associatives) qu’il reste le géant de l’art urbain au Tchad. Sa côte, quoi que l’on fasse ne semble pas baissée d’un iota. Comme j’ai l’habitude de le dire, l’artiste étant un chercheur, Ray’s Kim est allé chercher un concept du moyen chari, au sud du Tchad le Concept ‘’Bunda’’ qui reste toujours d’actualité. Ray’s Kim est arrivé à un moment de a vie où il ne peut plus marcher à pied à N’Djamena à cause de la foule qui l’admire. Il sait soigner son image, sa personne et l’artiste est en ce moment sur un gros truc dont j’ai la chance d’écouter, c’est du looooooouuuuuuuuurrrrrrrrrrrrrd. Je préfère me taire pour l’instant. Mais je promet l’exclusivité ici et bientôt !

3- N2A

Le gilet jaune, l’homme en jaune, le taximan, c’est de sobriquet que l’on entend sur N2A. Le succès et la popularité de N2A vient d’abord de son « pacte » avec la couleur JAUNE, même si beaucoup ne le savent pas. D’abord ça ! Ingénieux, l’artiste a compris que dans la société s’il faille attirer l’attention de l’opinion publique il faut être différent, pari réussi pour lui.   Ensuite vint son concept de rapper en arabe Bongor, typiquement tchadien. Comme Ray’s Kim avec le bunda, N2A ne sépare plu de son arabe bongor. Son titre « Popoulasson gay kooor » sorti en 2018 l’a mis au firmament, au sommet de son art. Il aborde des sujets d’actualités, c’est d’ailleurs ce que l’artiste poursuit en ce moment. Il serait injuste de ne pas mettre N2A parmi les artistes les plus populaires au Tchad de 2018/2019, puisque le gouvernement a décidé de faire sa publicité en venant l’arrêter injustement dans sa chambre à cause de ses textes engagés. Aujourd’hui, l’artiste poursuit son engagement en tant que la voix des sans voix. Son dernier titre portant sur la pénurie de gaz butane dans les menages tchadiens lui donne une étoile de plus auprès de nos mamans.

19399828_140374429849583_865826785789041802_n

 

4- Anonyme

L’artiste 2.0, incompris par les mélomanes, moi y compris. Anonyme est loin de ressembler à son pseudonyme. Il est difficile de mettre un visage sur l’artiste qui pollue nos écrans à travers ses nombreux passages sur les chaînes internationales. Le talent d’écriture d’Anonyme n’est pas à critiquer, l’artiste écrit très bien. Il fait d’ailleurs partie des meilleurs dans cet exercice. Les chansons d’Anonyme sont chantées partout, même par les plus petits. L’artiste qui, pour de raisons que nous ignorons refuse de faire de scènes, mais reste quand même un grand artiste, connu mais aussi meilleur. La chronique des terres arides, son album est pour moi un coup de cœur, mais en attendant on vise #Kété.

25442886_1559585380773787_2349599564999612856_n

 

Meilleur artiste tchadien de la diaspora

C’est vraiment sans commentaire que je poste ici le meilleur des artistes tchadiens hors de nos murs. Notre porte drapeau. Un seul mot : #Merci_lartiste!

images (1)

 

Deuh’b Zyzou

Vacances citoyennes en images…

Nous sommes le Samedi 1er septembre, 3e et dernier jour de la formation vacances citoyennes, je partage avec vous quelques temps forts en images… J’ai appris une chose importante pendant ces trois jours : la jeunesse tchadienne a soif d’apprendre. Elle a soif du changement. Elle veut s’engager… mais véritablement !

FB_IMG_1535714619142.jpg

Une vue des participants dans la salle lors de la cérémonie d’ouverture

IMG_20180830_115349.jpg

Pause café autour du coordonnateur du projet, le porte parole et le rapporteur de IYINA

IMG-20180830-WA0017.jpg

Cérémonie d’ouverture, le membres du bureau national

 

IYINA, au-delà des contestations et revendications

AFFICHE IYINA.jpg

Le mouvement citoyen IYINA organise ce jeudi 30 août 2018 la 2e édition de vacances citoyennes, du virtuel au réel au centre Al Mouna.

Placé sous le thème : « le rôle du jeune leader face aux défis de la démocratie au Tchad », le concept de la formation qu’organise IYINA vise à rassembler les jeunes tchadiens qui, à l’ère du numérique se côtoient sur les réseaux sociaux mais sans se connaître dans la réalité… en plus de ça, cette formation vise également à réunir ces jeunes autours d’un idéal qu’est l’engagement citoyen. Le concept de l’engagement citoyen… qu’est-ce que c’est ? Selon le Dr Ladiba, l’un des formateurs le définit comme « Une participation citoyenne (quand on s’engage, c’est que l’on participe à la vie d’une communauté, et au bien-être commun ; cela renforce les liens de solidarité en stimulant les sentiments d’appartenance à cette communauté). S’engager  en  tant  que  citoyen  indique  que  l’on  entreprend  une  action  qui  vise  le politique puisque la citoyenneté nous interpelle comme membre d’une démocratie (une  démocratie  vivante  demande  que  ses  citoyens  s’investissent  dans  ses  diverses instances  et  adoptent  une  posture  qui  incarne  l’idéal  démocratique). »

Cette définition est à mon avis la pierre angulaire de ce vaste projet qu’est la formation qu’entreprend le mouvement IYINA. Crée dans un contexte de protestation estudiantine, le mouvement IYINA attire de plus en plus les jeunes tchadiens dans l’ensemble du territoire. Il est au cœur de tout ou presque toutes les manifestations de ces dernières années au Tchad. La plupart de ses membres sont arrêtés, torturés, emprisonnés, portés disparus pendant des semaines puis relâchés… Tout ceci n’ont peut-être pas affaiblit le mouvement, mais au-delà de toutes ces manifestations, il faut repenser le mouvement citoyen IYINA. Outillé les jeunes avec les moyens nécessaires de s’engager davantage dans la vie socio-politique du Tchad. Plusieurs jeunes tchadiens de la capitale on fait le déplacement pour prendre part à la formation, axée sur l’engagement citoyen, l’éducation aux droits de l’homme, l’écriture musicale, la sécurité informatique, le blogging et la caricature.

Plusieurs journalistes, des chefs de partis politiques, des artistes musiciens et d’autres personnalités ont prit part à cette formation. A son deuxième jour, l’engouement des participants est de taille.

JIJ :Trois jeunes tchadiens qui se démarquent

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE
12 août, jour de la commémoration de la journée internationale de la jeunesse. Je viens par ce présent post rendre un hommage à trois jeunes tchadiens qui ont fait la différence dans leur milieu de vie :

EDM
Ray’s Kim EDM, une plume aiguisée qui ne blesse que les anges de l’obscurité. Une plume qui cite les oubliés… Rappeur et slameur, il sort en 2010 son premier opus « Le Bilan ». Un album que je consomme jusqu’à là sans modération. En 2012 après une collaboration avec le géant de la musique tchadienne Mawndoé, très vite le jeune surdoué du rap tchadien se lance dans un vaste projet, celui de la recherche de l’identité de la musique tchadienne en général et du Rap en particulier. Projet réalisé aujourd’hui avec le soutien de la maison de production ‪#‎Rod_Prod_235‬. L’album ‪#‎Bunda_Phénomène‬ naît ! Le ‪#‎Bunda‬ est un parlé inventé par les jeunes marginaux de la société tchadienne, un langage codé et populaire. Au-delà d’un simple concept, le #Bunda de Ray’s Kim EDM est une interpellation à nos dirigeants. L’album parle de la mal gouvernance, du chômage, du mariage précoce. Ray’s Kim EDM avec lequel j’ai eu la chance de collaborer et côtoyé reste aujourd’hui l’un des rares artistes engagés au Tchad. 

Palmer

Nadjo Kaina Palmer. Comment rester insensible face à un régime comme le notre qui bafoue les droits les plus élémentaires de sa population ? ‪#‎Nadjo‬, lui se dit simplement fatigué. Cette fatigue n’est pas le fait de lever le drapeau blanc et traverser la mer, ni le désert pour d’autres cieux. Sa fatigue à lui n’est ni prendre des armes et rejoindre un quelconque groupe de rébellion. Sa fatigue à lui c’est de créer un mouvement de protestation non violent et non partisan. L’homme ne quitte pas l’arène :  ‪#‎Iyina‬, nous sommes fatigués ! Avec quelques étudiants tchadiens, le plus jeune leaders de la société civile s’est très vite fait remarquer à travers des initiatives de protestations du régime de Deby. Arrêté plusieurs fois, le jeune Nadjo n’abdique pas. A la veille de sa dernière arrestation, je travaillais avec Nadjo lorsque les appels de la police judiciaire se multipliaient sur son téléphone pour un mandat d’arrêt… Des menaces, il en fait l’objet tout le temps. Avec cette nouvelle aventure du mandat de Deby, Iyina ne lâchera pas brise non plus. Le mouvement #Iyina est ouvert à tous les jeunes qui veulent milités pour la bonne cause dans leur société.

Izaba

Izaba Darguele. Titulaire d’un master en finance au Bénin, le jeune patron natif de Abena, lance pendant qu’il était étudiant un projet de marque de vêtement dénommé ‪#‎NoMaDe‬. Une marque de vêtement made in chad. Le nom #NoMaDe est une revendication à la libre circulation en Afrique et partout dans le monde. Cette question de libre circulation des biens et des personnes fait en ce moment l’actualité, avec notamment le passeport africain. Pour Izaba, tous les hommes doivent êtres libres de circulations sur cette terre… Un concept très louable. Aujourd’hui, NoMaDe se porte un peu partout en Afrique. Pour ceux qui sont à Ndjaména, des tee-shirts, casquettes, chemises de la marque sont en vente à la Boutique American Shop, à Ardepjoubal.

Dakar reçoit les jeunes leaders

minds-a-dakar-senegal-election-gouvernance-copie

Mandela Institute for Developement Studies (MINDS) basé à Johannesburg en Afrique du Sud a choisi Dakar pour accueillir l’atelier régional de formation en éducation civique sur les élections et la gouvernance en Afrique les 19 et 20 avril 2016.

Le programme MINDS vise à renforcer la conscience, la connaissance et les compétences relatives aux processus électoraux et de gouvernance, le leadership et communication efficace en vue d’influencer et mobiliser la jeunesse pour participer activement dans les processus et autres initiatives communautaires et nationales de développement.

28 jeunes issus de différentes nationalités ont pris part à cet atelier, riche en échange et de partage d’expérience. Les participants sélectionnés à base de leur engagement citoyen ont des profils variés : des blogueurs, des activistes, des webactivistes, des leaders d’associations, des journalistes…

Dans son mot d’ouverture, le directeur de MINDS, Dr NKOSANA MOYO a fait comprendre aux jeunes leaders africains l’énergie dont ils disposent en eux afin de faire changer les choses dans leurs milieux de vie.

L’Afrique est un continent jeune. La jeunesse est donc pour ainsi dire une force pour cette Afrique qui peine à se relever face aux défis de démocratie, de la bonne gouvernance, des élections libres, justes et transparentes. Les élections libres, justes et transparentes sont le fondement de la démocratie.

C’est dernière année, avec l’avènement des TIC, il y a eu des avancées dans les processus électoraux certains pays grâce à la ferme implication des jeunes qui s’érigent en « veilleurs des urnes ».

12994511_1132760263413952_8341426901172244546_n

« Si l’Afrique ne marche pas, c’est à cause de vous les jeunes. Si les jeunes choissisent des mauvaises personnes pour les gouvernés, c’est de leur faute », disait le Dr Moyo. La jeunesse constitue 60% de la population africaine. Alors pourquoi laisser les politiques décider de l’avenir de la majorité ? C’est à la jeunesse, cette couche délaisser qu’il revient de droit de changer la donne.

Et pour changer les choses dans nos Etats, il faut être outillé, c’est-à-dire être informer afin d’être crédible pour être suffit par les autres jeunes. La moindre des choses à commencer à savoir, c’est de connaître à suffisance la constitution de nos Etats.

Au premier jour de cet atelier, nous avions discuté sur la de la démocratie, les élections avec les systèmes électoraux et la bonne gouvernance dans son ensemble. La démocratie telle que conçu dans nos Etats ne devrait pas être exercée lors du vote. Elle doit aller au-delà, c’est-à-dire basée sur une culture de valeurs et attitudes démocratiques. Ces valeurs doivent être quotidiennes.

Les élections, comme nous l’avions soulignés ci-haut, sont le fondement de la démocratie, malgré qu’elles soient intrinsèques à la démocratie. Elles peuvent pas à elles seules définir si un pays est démocratique ou pas. Certains pays peuvent organiser des élections régulières, mais l’environnement dans lequel les élections ont lieu peuvent ne pas être favorable pour encourager la liberté de choix et l’absence d’intimidation.

DSC00273

En Afrique, le concept de la démocratie, de la bonne gouvernance il y a un grand fossé dans leur application. C’est pourquoi le leadership des jeunes doit prendre le dessus. Il y a des mouvements de protestations qui naissent partout en Afrique. Les jeunes doivent savoir ce à quoi ils protestent. S’engager de manière la plus non partisane que possible  afin de ne pas être récupérer par les politiques (le bâton et la carotte), s’il y en a qui aspirent à des carrières politiques, qu’à cela ne tienne, mais il ne faut surtout pas se voiler la face. L’intervention de Fadel Barro, coordonnateur du mouvement sénégalais Y’en a marre invité à l’occasion pour parler de son leadership nous a le plus édifié sur ce à quoi nous voulions nous engager, nous battre et des embûches qu’il faut s’y attendre. Pour lui, les jeunes africains doivent se serrer les coudes, considérer le problème des autres pays comme les leurs. Concernant le Tchad que nous  lui avions posé la question de sa situation, il se dit regretter que le régime Déby soit si répressif. Mais le changement est un processus à long terme qu’il faut toujours continuer le combat pour le changement.

                                                                                                                           à Dakar – Deuh’b Zyzou

La première que j’ai voté…

Après avoir emporté au second tour en 1996 face à Wadal Abdelkader Kamougué, Idriss Déby Itno, le président tchadien s’est imposé dès les premiers tours en 2001, 2006 et 2011 aux élections présidentielles. Faisant face à toutes les frustrations de son peuple, Déby gagnera les élections de 2016 ?

Le matin du 10 avril 2016, les rues étaient calmes dans toute la ville de N’Djamena. Magasins, marchés et les maquis aux abords des goudrons étaient fermés. Quittant le quartier Moursal vers Chagoua où je marchais à pied pour constater l’ampleur de cette élection, je fus surpris par une chose : la sortie massive des votants ! Des hommes et femmes en fil indienne devant les maisons des chefs de carré. Jamais une élection n’a suscité autant de passion au Tchad. Les temps ont vraiment changé.

Mon appareil photo en poche. Je me réserve le droit de faire des photos. Je passe quelques coups de fil aux amis qui surveillent le déroulement de ces élections dans d’autres quartiers pour me rassurer de l’évolution des choses, tous me rassurent de la tranquillité du déroulement. Pas d’incident majeur !

En 2005, Idriss Deby Itno, en bon stratège, a fait sauter le verrou de la modification de la constitution, qui lui permet aujourd’hui de se représenter  à l’élection présidentielle du 10 avril 2016.  Le vin est tiré, il faut donc le boire.

Le service de messagerie téléphonique fut coupé ce jour-là, ainsi que la connexion internet. Les appels quant à eux sont presque brouillés. Impossible pour nous qui, avec quelques amis avions voulu partager les tendances du vote sur internet…

Venu au pouvoir par les armes il y a 26 ans, puis organise des élections très peu ou pas du tout transparentes, Idriss Déby Itno sera-t-il prêt à organiser une élection et la perdre ? Des revendications très fermes sur  l’ensemble du territoire envers le président sortant depuis début 2015 pourront renverser la situation du Tchad ?  En 1990, Idriss Déby Itno lui-même promet aux tchadiens la démocratie ! Or les élections libres et transparentes sont le fondement de cette démocratie-là. Et pour ça, le Tchad en est un mauvais élève en la matière.

 

Le 10 avril est un jour spécial pour moi : j’ai voté pour la première fois de ma vie !

Cette élection,  je l’ai attendu. En  indigné de cette république qui ne me donne pas toutes les chances de rêver, j’ai eu cette chance-là, naturellement, celle de donner ma voix. Et je l’ai saisie !

Faisant la queue, je ne savais pas vraiment qui voté, mais je savais au moins qui je ne dois pas voter. Oui, j’ai voté l’alternance ! Peu importe la machine de tripatouillage mise en marche, j’ai au moins accompli un devoir sacré. Je me suis ensuite amusé à poser des questions aux quelques personnes que je croise en demandant « Qui est-ce que vous aviez voté ? »… les réponses sont étonnantes ! La confirmation des résultats de cette élection décisive, c’est ce 25 avril 2016.

Coups de cœur de la semaine sur facebook

La mauvaise gouvernance du régime n’est plus à démontrer aujourd’hui. Du plus jeune au plus vieux tchadien, le peuple veut passer à quelqu’un d’autre, même à un « démon que l’on ne connait pas. »

Si, alternance il y a en 2016 après l’échéance électorale au Tchad, c’est sera une victoire de la société civile et de la « classe moyenne » et non des POLITIQUES. Ces derniers n’ayant plus une stratégie convaincante pour renverser Deby. L’un des « bienfaits » du régime de Deby est qu’il nous donne la « chance » de lui « parler ».

Cette semaine, je partage avec vous deux post de mes compatriotes indignés, qui ont prit leurs plûmes pour écrire au candidat de l’union africaine à la prochaine élection présidentielle au Tchad : Idriss Deby Itno. Et une mention spéciale de la semaine passée sur l’alternance démocratique au Tchad… Jugez-les !

1) Hanifa Ali Attachadia

Hanifa Ali fait partie des rares femmes à appartenir au cercle fermé des activistes des causes des sans voix sur les réseaux sociaux au Tchad. Très active les années précédentes, moins en oins en moins connectées ces derniers temps, mais chaque fois où elle post son opinion sur des questions liée à la mauvaise gouvernance au Tchad, son avis fait plus que l’humanité. Cette semaine, elle écrit au Président sur la répression policière :

« IDRISS.DEBY
Dites à votre police d’arrêter l’humiliation des manifestants. Dites à ceux qui dirigent la police nationale de lire le préambule de notre Constitution ou s’ils ne savent pas lire, nommez des dirigeants qui en savent.

Dans la logique, il faut une autorisation préalable avant toute manifestation. Dans la pratique, aucune autorisation n’est accordée si la demande ne concerne pas une marche de soutien au MPS. Que faire dans ce cas ? Croiser les bras et subir ? Non !
Vous semblez avoir une mémoire de poisson rouge, mais tâchez tout de même de vous souvenir d’un passé encore proche.
Rappelez-vous de Mobutu, non pas général mais carrément maréchal, qui brutalisait son peuple en usant des violences inhumaines, mais rattrapé par l’évidence en fuyant son pays et en mourant très loin de chez lui.
Rappelez-vous de votre ami Gaddafi. Se croyant au-dessus de tous, torturant ses opposants, humiliants les femmes en prison, se qualifiant roi des rois mais rattrapé lui aussi par l’évidence. Bien tabassé par ceux qu’il prenait pour des rats, il meurt dans des conditions indignes au point où quelques mètres de terre pour son enterrement étaient à peine trouvables.
Souvenez-vous de Blaise Compaoré votre cher ami. Après avoir écarté Sankara (comme vous l’aviez fait avec HH), se trouve actuellement prisonnier de sa propre malveillance.
Idriss Deby, rappelez-vous de MANDELA, SANKARA, LUMUMBA…des dirigeants exemplaires se comportant humainement avec leur peuple faisant de ses soucis les leurs et œuvrant non pas en accordant des privilèges à leurs proches mais en exerçant leurs fonctions dignement. Après leur mort, ce n’est plus leur peuple seul qui se souvient d’eux mais toute l’Afrique, tout le monde. Lutter corps et âmes pour tous, pour le bien des pauvres tout en exigeant une justice devant laquelle pauvre et riche, fort et faible se sentiraient égaux mérite bien de se rappeler de ces personnalités.

Sachez enfin président Deby que votre pouvoir est éphémère mais le peuple tchadien lui, il est toujours présent. Dites à la police de cesser la violence à chaque manifestation et faites en sorte que vos promesses sur la démocratie lors de votre arrivée ne soient pas fausses. »

2) Ndakmissou Gédéon

Gédéon faisait partie des militants du MPS, parti au pouvoir. Il avait cru, comme beaucoup de tchadiens d’ailleurs au président Deby. Voté pour Deby. Au fil de temps, la situation du Tchad ne fait que s’empirer. Pourquoi rester insensible face à la mauvaise gestion du Tchad ? Ndakmissou Gédéon, pas en donneur de leçon, mais en citoyen qui veut voir son pays aller de l’avant donne un conseil au Président Deby :

« Monsieur le Président, n’acceptez pas un nouveau mandat.

Il y a de cela 5ans alors que j’étais encore étudiant sans bourse, je mettais la main en poches pour financer la campagne Présidentielle du Candidat que vous êtes. Je l’ai fait au Regard du Projet que vous avez présenté et en son temps bien défendu par Mahatma Hissene pendant la campagne.  Le jour de votre investiture vous nous avez demandé d’oser. Nous avons osé et continuons à oser.
Oser aujourd’hui Monsieur le Président, c’est aussi faire le bilan de ce Mandat, dont je me sens en partie Responsable, puisque j’ai voté pour vous.
Le bilan il est le suivant :

Tous les voleurs de la République sont en liberté, mieux promus à de hautes fonctions;
Le Projets de la campagne ne sont pas réalisé. Je ne reviendrai pas sur les détails, vous le savez.
Les inégalités sociales ont augmenté, le népotisme est érigé en principe dans les prises de décisions de vos différents Gouvernements.
Un culte de la médiocrité s’est créé au fil du temps dans les sévices publics.
Votre famille a pris en otage les Richesses du Pays, et n’a fait qu’aggraver les inégalités.
Malgré les ressources pétrolières, vos gouvernements dans une gestion ayant comme principe le détournement, ont plongé le pays dans une crise économique.

De tout ce qui précède, Monsieur le Président, je vous prie d’admettre avec moi que le pays est devenu plus complexe et que vos méthodes ne semblent pas marcher.
Tous ceux qui vous veulent candidat le veulent pour protéger leurs intérêts. Ce sont soit des détourneurs, des commerçants véreux qui ne payent pas les impôts, ou des gens sans qualification qui se font une place sous votre ombre, quelque soit le prix.
Par conséquent je vous exhorte à renoncer à une nouveau Mandat, ce sera aussi de l’audace.
»

3) Fils de Maïna, avec sa page facebook « Alternance 2016 » avait  lancé la semaine dernière un sondage pour une alternance démocratique au Tchad. Bien que le sondage en question ne comporte pas tous les candidats à la course au pouvoir, mais il comporte néanmoins les ténors de la scène politique tchadienne. Les internautes se sont prononcés sur quelques questions posées. Et si on en reste là, mathématiquement, Idriss Deby Itno, ne sera plus à la tête du Tchad en 2016. 91,9% sont contre le pouvoir sombre en place…

Interrogé « inbox » sur le but de ce sondage, Fils de Maïna me faire savoir que le but est de : « Faire comprendre aux gens que si l’on utilise les mêmes moyens que Deby, il n’a aucune chance ».

 

Presidentielle 2016
Capture d’écran du sondage de Fils de Maïna

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑