Vacances citoyennes en images…

Nous sommes le Samedi 1er septembre, 3e et dernier jour de la formation vacances citoyennes, je partage avec vous quelques temps forts en images… J’ai appris une chose importante pendant ces trois jours : la jeunesse tchadienne a soif d’apprendre. Elle a soif du changement. Elle veut s’engager… mais véritablement !

FB_IMG_1535714619142.jpg

Une vue des participants dans la salle lors de la cérémonie d’ouverture

IMG_20180830_115349.jpg

Pause café autour du coordonnateur du projet, le porte parole et le rapporteur de IYINA

IMG-20180830-WA0017.jpg

Cérémonie d’ouverture, le membres du bureau national

 

Publicités

IYINA, au-delà des contestations et revendications

AFFICHE IYINA.jpg

Le mouvement citoyen IYINA organise ce jeudi 30 août 2018 la 2e édition de vacances citoyennes, du virtuel au réel au centre Al Mouna.

Placé sous le thème : « le rôle du jeune leader face aux défis de la démocratie au Tchad », le concept de la formation qu’organise IYINA vise à rassembler les jeunes tchadiens qui, à l’ère du numérique se côtoient sur les réseaux sociaux mais sans se connaître dans la réalité… en plus de ça, cette formation vise également à réunir ces jeunes autours d’un idéal qu’est l’engagement citoyen. Le concept de l’engagement citoyen… qu’est-ce que c’est ? Selon le Dr Ladiba, l’un des formateurs le définit comme « Une participation citoyenne (quand on s’engage, c’est que l’on participe à la vie d’une communauté, et au bien-être commun ; cela renforce les liens de solidarité en stimulant les sentiments d’appartenance à cette communauté). S’engager  en  tant  que  citoyen  indique  que  l’on  entreprend  une  action  qui  vise  le politique puisque la citoyenneté nous interpelle comme membre d’une démocratie (une  démocratie  vivante  demande  que  ses  citoyens  s’investissent  dans  ses  diverses instances  et  adoptent  une  posture  qui  incarne  l’idéal  démocratique). »

Cette définition est à mon avis la pierre angulaire de ce vaste projet qu’est la formation qu’entreprend le mouvement IYINA. Crée dans un contexte de protestation estudiantine, le mouvement IYINA attire de plus en plus les jeunes tchadiens dans l’ensemble du territoire. Il est au cœur de tout ou presque toutes les manifestations de ces dernières années au Tchad. La plupart de ses membres sont arrêtés, torturés, emprisonnés, portés disparus pendant des semaines puis relâchés… Tout ceci n’ont peut-être pas affaiblit le mouvement, mais au-delà de toutes ces manifestations, il faut repenser le mouvement citoyen IYINA. Outillé les jeunes avec les moyens nécessaires de s’engager davantage dans la vie socio-politique du Tchad. Plusieurs jeunes tchadiens de la capitale on fait le déplacement pour prendre part à la formation, axée sur l’engagement citoyen, l’éducation aux droits de l’homme, l’écriture musicale, la sécurité informatique, le blogging et la caricature.

Plusieurs journalistes, des chefs de partis politiques, des artistes musiciens et d’autres personnalités ont prit part à cette formation. A son deuxième jour, l’engouement des participants est de taille.

JIJ :Trois jeunes tchadiens qui se démarquent

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE
12 août, jour de la commémoration de la journée internationale de la jeunesse. Je viens par ce présent post rendre un hommage à trois jeunes tchadiens qui ont fait la différence dans leur milieu de vie :

EDM
Ray’s Kim EDM, une plume aiguisée qui ne blesse que les anges de l’obscurité. Une plume qui cite les oubliés… Rappeur et slameur, il sort en 2010 son premier opus « Le Bilan ». Un album que je consomme jusqu’à là sans modération. En 2012 après une collaboration avec le géant de la musique tchadienne Mawndoé, très vite le jeune surdoué du rap tchadien se lance dans un vaste projet, celui de la recherche de l’identité de la musique tchadienne en général et du Rap en particulier. Projet réalisé aujourd’hui avec le soutien de la maison de production ‪#‎Rod_Prod_235‬. L’album ‪#‎Bunda_Phénomène‬ naît ! Le ‪#‎Bunda‬ est un parlé inventé par les jeunes marginaux de la société tchadienne, un langage codé et populaire. Au-delà d’un simple concept, le #Bunda de Ray’s Kim EDM est une interpellation à nos dirigeants. L’album parle de la mal gouvernance, du chômage, du mariage précoce. Ray’s Kim EDM avec lequel j’ai eu la chance de collaborer et côtoyé reste aujourd’hui l’un des rares artistes engagés au Tchad. 

Palmer

Nadjo Kaina Palmer. Comment rester insensible face à un régime comme le notre qui bafoue les droits les plus élémentaires de sa population ? ‪#‎Nadjo‬, lui se dit simplement fatigué. Cette fatigue n’est pas le fait de lever le drapeau blanc et traverser la mer, ni le désert pour d’autres cieux. Sa fatigue à lui n’est ni prendre des armes et rejoindre un quelconque groupe de rébellion. Sa fatigue à lui c’est de créer un mouvement de protestation non violent et non partisan. L’homme ne quitte pas l’arène :  ‪#‎Iyina‬, nous sommes fatigués ! Avec quelques étudiants tchadiens, le plus jeune leaders de la société civile s’est très vite fait remarquer à travers des initiatives de protestations du régime de Deby. Arrêté plusieurs fois, le jeune Nadjo n’abdique pas. A la veille de sa dernière arrestation, je travaillais avec Nadjo lorsque les appels de la police judiciaire se multipliaient sur son téléphone pour un mandat d’arrêt… Des menaces, il en fait l’objet tout le temps. Avec cette nouvelle aventure du mandat de Deby, Iyina ne lâchera pas brise non plus. Le mouvement #Iyina est ouvert à tous les jeunes qui veulent milités pour la bonne cause dans leur société.

Izaba

Izaba Darguele. Titulaire d’un master en finance au Bénin, le jeune patron natif de Abena, lance pendant qu’il était étudiant un projet de marque de vêtement dénommé ‪#‎NoMaDe‬. Une marque de vêtement made in chad. Le nom #NoMaDe est une revendication à la libre circulation en Afrique et partout dans le monde. Cette question de libre circulation des biens et des personnes fait en ce moment l’actualité, avec notamment le passeport africain. Pour Izaba, tous les hommes doivent êtres libres de circulations sur cette terre… Un concept très louable. Aujourd’hui, NoMaDe se porte un peu partout en Afrique. Pour ceux qui sont à Ndjaména, des tee-shirts, casquettes, chemises de la marque sont en vente à la Boutique American Shop, à Ardepjoubal.

Dakar reçoit les jeunes leaders

minds-a-dakar-senegal-election-gouvernance-copie

Mandela Institute for Developement Studies (MINDS) basé à Johannesburg en Afrique du Sud a choisi Dakar pour accueillir l’atelier régional de formation en éducation civique sur les élections et la gouvernance en Afrique les 19 et 20 avril 2016.

Le programme MINDS vise à renforcer la conscience, la connaissance et les compétences relatives aux processus électoraux et de gouvernance, le leadership et communication efficace en vue d’influencer et mobiliser la jeunesse pour participer activement dans les processus et autres initiatives communautaires et nationales de développement.

28 jeunes issus de différentes nationalités ont pris part à cet atelier, riche en échange et de partage d’expérience. Les participants sélectionnés à base de leur engagement citoyen ont des profils variés : des blogueurs, des activistes, des webactivistes, des leaders d’associations, des journalistes…

Dans son mot d’ouverture, le directeur de MINDS, Dr NKOSANA MOYO a fait comprendre aux jeunes leaders africains l’énergie dont ils disposent en eux afin de faire changer les choses dans leurs milieux de vie.

L’Afrique est un continent jeune. La jeunesse est donc pour ainsi dire une force pour cette Afrique qui peine à se relever face aux défis de démocratie, de la bonne gouvernance, des élections libres, justes et transparentes. Les élections libres, justes et transparentes sont le fondement de la démocratie.

C’est dernière année, avec l’avènement des TIC, il y a eu des avancées dans les processus électoraux certains pays grâce à la ferme implication des jeunes qui s’érigent en « veilleurs des urnes ».

12994511_1132760263413952_8341426901172244546_n

« Si l’Afrique ne marche pas, c’est à cause de vous les jeunes. Si les jeunes choissisent des mauvaises personnes pour les gouvernés, c’est de leur faute », disait le Dr Moyo. La jeunesse constitue 60% de la population africaine. Alors pourquoi laisser les politiques décider de l’avenir de la majorité ? C’est à la jeunesse, cette couche délaisser qu’il revient de droit de changer la donne.

Et pour changer les choses dans nos Etats, il faut être outillé, c’est-à-dire être informer afin d’être crédible pour être suffit par les autres jeunes. La moindre des choses à commencer à savoir, c’est de connaître à suffisance la constitution de nos Etats.

Au premier jour de cet atelier, nous avions discuté sur la de la démocratie, les élections avec les systèmes électoraux et la bonne gouvernance dans son ensemble. La démocratie telle que conçu dans nos Etats ne devrait pas être exercée lors du vote. Elle doit aller au-delà, c’est-à-dire basée sur une culture de valeurs et attitudes démocratiques. Ces valeurs doivent être quotidiennes.

Les élections, comme nous l’avions soulignés ci-haut, sont le fondement de la démocratie, malgré qu’elles soient intrinsèques à la démocratie. Elles peuvent pas à elles seules définir si un pays est démocratique ou pas. Certains pays peuvent organiser des élections régulières, mais l’environnement dans lequel les élections ont lieu peuvent ne pas être favorable pour encourager la liberté de choix et l’absence d’intimidation.

DSC00273

En Afrique, le concept de la démocratie, de la bonne gouvernance il y a un grand fossé dans leur application. C’est pourquoi le leadership des jeunes doit prendre le dessus. Il y a des mouvements de protestations qui naissent partout en Afrique. Les jeunes doivent savoir ce à quoi ils protestent. S’engager de manière la plus non partisane que possible  afin de ne pas être récupérer par les politiques (le bâton et la carotte), s’il y en a qui aspirent à des carrières politiques, qu’à cela ne tienne, mais il ne faut surtout pas se voiler la face. L’intervention de Fadel Barro, coordonnateur du mouvement sénégalais Y’en a marre invité à l’occasion pour parler de son leadership nous a le plus édifié sur ce à quoi nous voulions nous engager, nous battre et des embûches qu’il faut s’y attendre. Pour lui, les jeunes africains doivent se serrer les coudes, considérer le problème des autres pays comme les leurs. Concernant le Tchad que nous  lui avions posé la question de sa situation, il se dit regretter que le régime Déby soit si répressif. Mais le changement est un processus à long terme qu’il faut toujours continuer le combat pour le changement.

                                                                                                                           à Dakar – Deuh’b Zyzou

La première que j’ai voté…

Après avoir emporté au second tour en 1996 face à Wadal Abdelkader Kamougué, Idriss Déby Itno, le président tchadien s’est imposé dès les premiers tours en 2001, 2006 et 2011 aux élections présidentielles. Faisant face à toutes les frustrations de son peuple, Déby gagnera les élections de 2016 ?

Le matin du 10 avril 2016, les rues étaient calmes dans toute la ville de N’Djamena. Magasins, marchés et les maquis aux abords des goudrons étaient fermés. Quittant le quartier Moursal vers Chagoua où je marchais à pied pour constater l’ampleur de cette élection, je fus surpris par une chose : la sortie massive des votants ! Des hommes et femmes en fil indienne devant les maisons des chefs de carré. Jamais une élection n’a suscité autant de passion au Tchad. Les temps ont vraiment changé.

Mon appareil photo en poche. Je me réserve le droit de faire des photos. Je passe quelques coups de fil aux amis qui surveillent le déroulement de ces élections dans d’autres quartiers pour me rassurer de l’évolution des choses, tous me rassurent de la tranquillité du déroulement. Pas d’incident majeur !

En 2005, Idriss Deby Itno, en bon stratège, a fait sauter le verrou de la modification de la constitution, qui lui permet aujourd’hui de se représenter  à l’élection présidentielle du 10 avril 2016.  Le vin est tiré, il faut donc le boire.

Le service de messagerie téléphonique fut coupé ce jour-là, ainsi que la connexion internet. Les appels quant à eux sont presque brouillés. Impossible pour nous qui, avec quelques amis avions voulu partager les tendances du vote sur internet…

Venu au pouvoir par les armes il y a 26 ans, puis organise des élections très peu ou pas du tout transparentes, Idriss Déby Itno sera-t-il prêt à organiser une élection et la perdre ? Des revendications très fermes sur  l’ensemble du territoire envers le président sortant depuis début 2015 pourront renverser la situation du Tchad ?  En 1990, Idriss Déby Itno lui-même promet aux tchadiens la démocratie ! Or les élections libres et transparentes sont le fondement de cette démocratie-là. Et pour ça, le Tchad en est un mauvais élève en la matière.

 

Le 10 avril est un jour spécial pour moi : j’ai voté pour la première fois de ma vie !

Cette élection,  je l’ai attendu. En  indigné de cette république qui ne me donne pas toutes les chances de rêver, j’ai eu cette chance-là, naturellement, celle de donner ma voix. Et je l’ai saisie !

Faisant la queue, je ne savais pas vraiment qui voté, mais je savais au moins qui je ne dois pas voter. Oui, j’ai voté l’alternance ! Peu importe la machine de tripatouillage mise en marche, j’ai au moins accompli un devoir sacré. Je me suis ensuite amusé à poser des questions aux quelques personnes que je croise en demandant « Qui est-ce que vous aviez voté ? »… les réponses sont étonnantes ! La confirmation des résultats de cette élection décisive, c’est ce 25 avril 2016.

Coups de cœur de la semaine sur facebook

Coups de cœur de la semaine sur facebook

La mauvaise gouvernance du régime n’est plus à démontrer aujourd’hui. Du plus jeune au plus vieux tchadien, le peuple veut passer à quelqu’un d’autre, même à un « démon que l’on ne connait pas. »

Si, alternance il y a en 2016 après l’échéance électorale au Tchad, c’est sera une victoire de la société civile et de la « classe moyenne » et non des POLITIQUES. Ces derniers n’ayant plus une stratégie convaincante pour renverser Deby. L’un des « bienfaits » du régime de Deby est qu’il nous donne la « chance » de lui « parler ».

Cette semaine, je partage avec vous deux post de mes compatriotes indignés, qui ont prit leurs plûmes pour écrire au candidat de l’union africaine à la prochaine élection présidentielle au Tchad : Idriss Deby Itno. Et une mention spéciale de la semaine passée sur l’alternance démocratique au Tchad… Jugez-les !

1) Hanifa Ali Attachadia

Hanifa Ali fait partie des rares femmes à appartenir au cercle fermé des activistes des causes des sans voix sur les réseaux sociaux au Tchad. Très active les années précédentes, moins en oins en moins connectées ces derniers temps, mais chaque fois où elle post son opinion sur des questions liée à la mauvaise gouvernance au Tchad, son avis fait plus que l’humanité. Cette semaine, elle écrit au Président sur la répression policière :

« IDRISS.DEBY
Dites à votre police d’arrêter l’humiliation des manifestants. Dites à ceux qui dirigent la police nationale de lire le préambule de notre Constitution ou s’ils ne savent pas lire, nommez des dirigeants qui en savent.

Dans la logique, il faut une autorisation préalable avant toute manifestation. Dans la pratique, aucune autorisation n’est accordée si la demande ne concerne pas une marche de soutien au MPS. Que faire dans ce cas ? Croiser les bras et subir ? Non !
Vous semblez avoir une mémoire de poisson rouge, mais tâchez tout de même de vous souvenir d’un passé encore proche.
Rappelez-vous de Mobutu, non pas général mais carrément maréchal, qui brutalisait son peuple en usant des violences inhumaines, mais rattrapé par l’évidence en fuyant son pays et en mourant très loin de chez lui.
Rappelez-vous de votre ami Gaddafi. Se croyant au-dessus de tous, torturant ses opposants, humiliants les femmes en prison, se qualifiant roi des rois mais rattrapé lui aussi par l’évidence. Bien tabassé par ceux qu’il prenait pour des rats, il meurt dans des conditions indignes au point où quelques mètres de terre pour son enterrement étaient à peine trouvables.
Souvenez-vous de Blaise Compaoré votre cher ami. Après avoir écarté Sankara (comme vous l’aviez fait avec HH), se trouve actuellement prisonnier de sa propre malveillance.
Idriss Deby, rappelez-vous de MANDELA, SANKARA, LUMUMBA…des dirigeants exemplaires se comportant humainement avec leur peuple faisant de ses soucis les leurs et œuvrant non pas en accordant des privilèges à leurs proches mais en exerçant leurs fonctions dignement. Après leur mort, ce n’est plus leur peuple seul qui se souvient d’eux mais toute l’Afrique, tout le monde. Lutter corps et âmes pour tous, pour le bien des pauvres tout en exigeant une justice devant laquelle pauvre et riche, fort et faible se sentiraient égaux mérite bien de se rappeler de ces personnalités.

Sachez enfin président Deby que votre pouvoir est éphémère mais le peuple tchadien lui, il est toujours présent. Dites à la police de cesser la violence à chaque manifestation et faites en sorte que vos promesses sur la démocratie lors de votre arrivée ne soient pas fausses. »

2) Ndakmissou Gédéon

Gédéon faisait partie des militants du MPS, parti au pouvoir. Il avait cru, comme beaucoup de tchadiens d’ailleurs au président Deby. Voté pour Deby. Au fil de temps, la situation du Tchad ne fait que s’empirer. Pourquoi rester insensible face à la mauvaise gestion du Tchad ? Ndakmissou Gédéon, pas en donneur de leçon, mais en citoyen qui veut voir son pays aller de l’avant donne un conseil au Président Deby :

« Monsieur le Président, n’acceptez pas un nouveau mandat.

Il y a de cela 5ans alors que j’étais encore étudiant sans bourse, je mettais la main en poches pour financer la campagne Présidentielle du Candidat que vous êtes. Je l’ai fait au Regard du Projet que vous avez présenté et en son temps bien défendu par Mahatma Hissene pendant la campagne.  Le jour de votre investiture vous nous avez demandé d’oser. Nous avons osé et continuons à oser.
Oser aujourd’hui Monsieur le Président, c’est aussi faire le bilan de ce Mandat, dont je me sens en partie Responsable, puisque j’ai voté pour vous.
Le bilan il est le suivant :

Tous les voleurs de la République sont en liberté, mieux promus à de hautes fonctions;
Le Projets de la campagne ne sont pas réalisé. Je ne reviendrai pas sur les détails, vous le savez.
Les inégalités sociales ont augmenté, le népotisme est érigé en principe dans les prises de décisions de vos différents Gouvernements.
Un culte de la médiocrité s’est créé au fil du temps dans les sévices publics.
Votre famille a pris en otage les Richesses du Pays, et n’a fait qu’aggraver les inégalités.
Malgré les ressources pétrolières, vos gouvernements dans une gestion ayant comme principe le détournement, ont plongé le pays dans une crise économique.

De tout ce qui précède, Monsieur le Président, je vous prie d’admettre avec moi que le pays est devenu plus complexe et que vos méthodes ne semblent pas marcher.
Tous ceux qui vous veulent candidat le veulent pour protéger leurs intérêts. Ce sont soit des détourneurs, des commerçants véreux qui ne payent pas les impôts, ou des gens sans qualification qui se font une place sous votre ombre, quelque soit le prix.
Par conséquent je vous exhorte à renoncer à une nouveau Mandat, ce sera aussi de l’audace.
»

3) Fils de Maïna, avec sa page facebook « Alternance 2016 » avait  lancé la semaine dernière un sondage pour une alternance démocratique au Tchad. Bien que le sondage en question ne comporte pas tous les candidats à la course au pouvoir, mais il comporte néanmoins les ténors de la scène politique tchadienne. Les internautes se sont prononcés sur quelques questions posées. Et si on en reste là, mathématiquement, Idriss Deby Itno, ne sera plus à la tête du Tchad en 2016. 91,9% sont contre le pouvoir sombre en place…

Interrogé « inbox » sur le but de ce sondage, Fils de Maïna me faire savoir que le but est de : « Faire comprendre aux gens que si l’on utilise les mêmes moyens que Deby, il n’a aucune chance ».

 

Presidentielle 2016
Capture d’écran du sondage de Fils de Maïna

Une image : une bonne raison de choisir l’alternance en 2016

Une image : une bonne raison de choisir l’alternance en 2016

Les élections présidentielles s’approchent à grand pas et les esprits se chauffent. Contrairement à nos frères de la RDC qui, en ce moment se mobilisent contre Joseph Kabila afin de ne pas aller aux élections présidentielles, chez nous, Idriss Deby Itno, en bon stratège a réussi à sceller le sort des tchadiens. Les boycotts des deux dernières élections présidentielles par l’opposition n’ont rien changé. L’opposition armée (d’ailleurs celle là ne plait non plus aux tchadiens) n’a pas été non plus à la hauteur. Alors que faire ? Aller aux élections !  La meilleure arme pour toute alternance démocratique est le pouvoir des urnes. Le Tchad, bien que mauvais élève en matière de transparence, je pense que les tchadiens n’ont plus le choix que d’aller aux élections. A la question de qui voter ? Ma réponse est simple : « je ne sais pas encore, mais pas Idriss Déby Itno ».

Je me suis rendu compte une fois de plus de l’envie ardente des tchadiens (généralement jeunes) de vouloir changer le « Berger » en place par un autre « Bon Berger ».

Et pendant que les esprits se chauffent et s’agitent à N’Djamena et le reste du Tchad dans ses lots de problèmes, le président se retire dans son Amdjarass natal, où se baignant avec ses invités dans des millions de nos francs CFA lors d’une festivité.

Des images qui choquent circulent déjà sur les réseaux sociaux. Une bonne raison de plus de choisir l’alternance !